Dans un contexte industriel où la qualité et la reproductibilité sont des exigences absolues, le pastillage s’impose comme un procédé incontournable pour transformer des poudres en formes solides. Qu’il s’agisse de comprimés pharmaceutiques, de pastilles alimentaires ou de tablettes techniques, cette opération garantit un dosage précis, une manipulation facilitée et une stabilité optimale du produit fini. Maîtriser les paramètres du pastillage, de l’humidification au séchage, permet de répondre aux normes réglementaires les plus strictes tout en optimisant les coûts de production. Découvrons ensemble comment réussir chaque étape de ce procédé exigeant.
Comprendre le pastillage et ses enjeux dans l’industrie

Le pastillage représente bien plus qu’une simple opération de mise en forme. Ce procédé d’agglomération transforme des poudres fines en unités solides homogènes, exploitables dans de nombreux secteurs industriels. L’enjeu principal réside dans la capacité à créer un produit stable, dosé avec précision et conforme aux attentes réglementaires du marché visé.
Dans l’industrie pharmaceutique, chaque pastille doit contenir exactement la dose de principe actif prescrite. Un écart de quelques microgrammes peut rendre un lot non conforme. Dans l’agroalimentaire, la texture, la dissolution en bouche et la libération d’arômes constituent des critères déterminants pour l’acceptabilité du produit. La chimie industrielle recherche quant à elle des tablettes résistantes au transport et stables sur le long terme.
Comment fonctionne concrètement le procédé de pastillage en production
Le pastillage débute par une phase d’humidification contrôlée de la poudre. Cette étape fait appel à des brumisateurs ou des systèmes d’injection qui répartissent uniformément un liant liquide ou une solution aqueuse. L’objectif est d’atteindre le taux d’humidité optimal, généralement compris entre 8 et 15%, qui permettra la cohésion des particules sans créer d’agglomérats indésirables.
Une fois humidifiée, la poudre passe dans un système de mise en forme. Selon l’équipement utilisé, il peut s’agir d’un tambour rotatif où la matière s’enroule progressivement sur elle-même, d’une presse rotative qui comprime la poudre dans des alvéoles, ou encore d’un système de goutte-à-goutte sur une bande refroidie. Chaque technologie impose ses propres contraintes de température, de vitesse et de pression.
Le séchage constitue la dernière étape critique. Il doit éliminer l’humidité résiduelle pour atteindre un taux final inférieur à 5%, tout en préservant l’intégrité de la pastille et la stabilité du principe actif. Les séchoirs à lit fluidisé, les tunnels à air chaud ou les systèmes infrarouges sont couramment utilisés, avec des temps de séjour variant de quelques minutes à plusieurs heures selon la sensibilité thermique du produit.
Les principaux objectifs qualité d’un pastillage pharmaceutique ou alimentaire
En pharmaceutique, les spécifications qualité s’articulent autour de plusieurs paramètres mesurables. La dureté de la pastille, mesurée en newtons, doit se situer dans une fourchette garantissant une résistance au transport tout en permettant une désagrégation rapide dans l’estomac. Le temps de dissolution, testé en milieu standardisé, ne doit pas excéder 30 minutes pour la plupart des formes orales à libération immédiate.
La friabilité, exprimée en pourcentage de perte de masse après rotation dans un tambour normalisé, constitue un autre indicateur clé. Un taux inférieur à 1% est généralement attendu pour éviter la génération de poussières et la perte de matière active. L’uniformité de masse et de teneur garantit que chaque pastille contient exactement la dose prévue, avec une variation acceptée de ±5% maximum.
Dans le secteur agroalimentaire, les critères diffèrent légèrement. La régularité de forme et de couleur impacte directement la perception du consommateur. La tenue en bouche, mesurée par des tests sensoriels, doit correspondre au profil recherché : fondant, croquant ou effervescent. La stabilité microbiologique et la résistance à l’humidité ambiante déterminent la durée de conservation du produit.
Pastillage, granulation, compression : comment différencier ces opérations
La confusion entre ces trois procédés est fréquente, pourtant chacun répond à des objectifs distincts. La granulation transforme une poudre fine en granules de taille intermédiaire, généralement entre 0,5 et 3 mm, pour améliorer la coulabilité et éviter la ségrégation des ingrédients. Ces granules serviront ensuite de matière première pour une étape ultérieure, comme l’encapsulage ou la compression en comprimés.
Le pastillage produit directement une forme finale prête à l’emploi, de taille supérieure, généralement entre 5 et 25 mm. Il n’y a pas d’étape de transformation supplémentaire après le séchage, hormis éventuellement un enrobage ou un polissage esthétique. Cette différence fondamentale influence le choix de l’équipement et l’organisation de la ligne de production.
La compression intervient fréquemment après une phase de granulation, en appliquant une force mécanique importante sur une poudre ou un mélange de granules. Les presses à comprimés exercent des pressions de plusieurs dizaines de kilonewtons pour créer des formes denses et calibrées. Dans certains procédés de pastillage, notamment avec les presses rotatives, la compression fait partie intégrante de la mise en forme, mais elle s’applique sur une matière déjà humidifiée et liée.
Choisir la bonne technologie de pastillage pour votre application

Le choix de l’équipement de pastillage conditionne directement la qualité du produit fini et l’efficacité de la ligne de production. Chaque technologie présente des avantages et des limites qu’il convient d’évaluer en fonction de vos contraintes spécifiques : volume de production, caractéristiques du produit, niveau d’automatisation souhaité et budget disponible.
Quels équipements de pastillage privilégier selon vos contraintes industrielles
Les tambours de pastillage représentent une solution éprouvée pour les productions continues de gros volumes. Composés d’un cylindre rotatif légèrement incliné, ils permettent un enrobage progressif de noyaux ou une agglomération par couches successives. Leur principal atout réside dans leur capacité à traiter plusieurs centaines de kilogrammes par heure avec une consommation énergétique maîtrisée. Les industries chimiques et agrochimiques les privilégient pour la fabrication de détergents, d’engrais ou de pastilles techniques.
Les presses rotatives s’imposent dans le secteur pharmaceutique et nutraceutique. Elles compressent la poudre dans des matrices multiples montées sur un tambour rotatif, produisant jusqu’à 500 000 pastilles par heure avec une précision de dosage de ±2%. Leur flexibilité permet de changer rapidement de format en remplaçant les poinçons, ce qui convient aux productions en petites séries. En revanche, leur coût d’investissement reste élevé, souvent supérieur à 150 000 euros pour une machine de capacité moyenne.
Les systèmes à lit fluidisé combinent séchage et granulation en une seule opération. L’air chaud insufflé par le bas maintient les particules en suspension tout en pulvérisant le liant. Cette technologie convient particulièrement aux produits thermosensibles, car la température peut être finement régulée. Les capacités varient de 10 à 500 kg par batch selon les modèles. Les secteurs alimentaire et pharmaceutique l’utilisent pour des applications comme les probiotiques, les enzymes ou les arômes encapsulés.
Paramètres critiques à maîtriser : température, humidité, liants et temps de séjour
Le taux d’humidité constitue le paramètre le plus influent sur la qualité du pastillage. Une humidité inférieure à 6% génère des pastilles friables qui se désagrègent au moindre choc. Au-delà de 18%, la pâte devient collante et adhère aux parois de l’équipement, provoquant des arrêts fréquents pour nettoyage. La zone de travail optimale se situe généralement entre 10 et 14%, avec des variations de ±1% maximum pour garantir la répétabilité.
La température influence à la fois la viscosité du liant et la vitesse de séchage. Pour les liants cellulosiques couramment utilisés en pharmaceutique, une température de 40 à 60°C favorise une distribution homogène sans dégrader les principes actifs sensibles. Les liants thermofusibles, comme certaines cires ou polymères, nécessitent des températures supérieures, entre 70 et 90°C, ce qui exclut leur utilisation avec des molécules fragiles.
Le choix du liant détermine les propriétés mécaniques finales. Les hydroxypropylcelluloses (HPC) offrent une excellente cohésion à faible concentration, entre 2 et 5%. Les polyvinylpyrrolidones (PVP) conviennent aux formulations nécessitant une dissolution rapide. Les gommes naturelles comme l’acacia ou l’alginate présentent l’avantage d’un profil clean label pour l’agroalimentaire. La concentration doit être optimisée par des essais pilotes, car elle impacte directement la dureté et le temps de désagrégation.
Le temps de séjour dans l’équipement affecte l’homogénéité du traitement. Un temps trop court laisse des zones sous-humidifiées, créant des défauts de cohésion. Un séjour excessif peut provoquer un sur-séchage en périphérie et des gradients de densité. Pour un tambour de pastillage de 1 mètre de diamètre tournant à 20 tours par minute, un temps de séjour de 15 à 25 minutes constitue une bonne base de départ, à ajuster selon la réactivité du liant.
Intégrer le pastillage dans une ligne de fabrication existante sans perturber les flux
L’insertion d’un module de pastillage requiert une analyse détaillée des flux matières en amont et en aval. Le silo d’alimentation doit garantir un débit constant, sans variation supérieure à 5%, pour maintenir la régularité du procédé. Les systèmes de dosage pondéral ou volumétrique assurent cette fonction, avec des précisions de l’ordre de ±0,5%. Un stockage tampon de 30 minutes de production en amont absorbe les micro-arrêts sans impacter la continuité.
Les utilities constituent un point d’attention majeur. Un pastillage en lit fluidisé de capacité 200 kg consomme environ 2000 m³/h d’air de séchage et 150 kW de puissance thermique. Le réseau d’air comprimé doit fournir 6 à 8 bars avec un point de rosée inférieur à -40°C pour éviter toute condensation. La génération de vapeur propre, conforme aux standards pharmaceutiques, nécessite parfois l’installation d’un générateur dédié si les besoins dépassent 500 kg/h.
Le dépoussiérage et la filtration protègent à la fois l’environnement de travail et la qualité du produit. Les filtres à manches ou les filtres HEPA captent les particules fines générées lors des transferts et du séchage. Pour un débit d’air de 3000 m³/h, prévoir une surface filtrante minimale de 100 m² avec un système de décolmatage automatique. L’investissement dans ce poste représente généralement 10 à 15% du coût total de l’équipement de pastillage.
L’automatisation facilite l’intégration en synchronisant les différentes étapes. Un système SCADA supervise les paramètres critiques et déclenche des alarmes en cas de dérive. Les recettes stockées en mémoire permettent de reproduire exactement les conditions d’un batch validé. Les échanges de données avec le système MES assurent la traçabilité complète, de la réception des matières premières jusqu’à l’expédition du produit fini.
Qualité, réglementation et sécurité autour du pastillage industriel
La fabrication de pastilles destinées à l’ingestion ou au contact avec l’organisme impose un cadre réglementaire strict. Entre les Bonnes Pratiques de Fabrication, les normes HACCP et les exigences spécifiques à chaque marché, la conformité exige une organisation rigoureuse et des investissements continus en formation et en équipement.
Comment sécuriser un procédé de pastillage pharmaceutique au regard des BPF
Les Bonnes Pratiques de Fabrication imposent une qualification complète de l’équipement de pastillage avant toute mise en production. La qualification d’installation vérifie que l’équipement est installé conformément aux spécifications du fabricant et aux plans validés. La qualification opérationnelle démontre que tous les paramètres critiques peuvent être atteints et maintenus dans leurs plages spécifiées. La qualification de performance confirme que le procédé produit systématiquement des pastilles conformes aux spécifications.
La validation du procédé s’appuie sur au moins trois lots consécutifs fabriqués dans les conditions de production réelles. Chaque lot fait l’objet de contrôles renforcés : uniformité de masse sur 30 unités, dureté sur 10 pastilles, friabilité sur un échantillon de 6,5 g, temps de désagrégation sur 6 unités. Les résultats doivent se situer dans les spécifications avec une capabilité de procédé Cpk supérieure à 1,33.
La surveillance continue s’organise autour de points de contrôle en cours de fabrication. La mesure du taux d’humidité toutes les 15 minutes par spectroscopie proche infrarouge permet d’ajuster en temps réel l’apport de liant. Le contrôle visuel de 10 pastilles par heure détecte les défauts d’aspect. La pesée automatique de chaque pastille, réalisable sur les presses rotatives modernes, assure une traçabilité unitaire avec rejet automatique des unités hors spécification.
Hygiène, nettoyage et risques de contamination croisée en pastillage alimentaire
La prévention de la contamination croisée repose sur une conception hygiénique des équipements. Les surfaces en contact avec le produit doivent être en acier inoxydable 316L, poli miroir avec une rugosité Ra inférieure à 0,8 μm. Les zones mortes où le produit pourrait stagner doivent être éliminées par une conception sans recoin. Les joints toriques en silicone qualité alimentaire remplacent avantageusement les joints traditionnels difficiles à nettoyer.
Les procédures de nettoyage distinguent le nettoyage de routine, effectué entre chaque lot d’un même produit, et le nettoyage renforcé lors d’un changement de référence. Le nettoyage de routine combine un balayage mécanique des poudres résiduelles, un rinçage à l’eau purifiée à 60°C et un séchage à l’air filtré. Le nettoyage renforcé ajoute une phase de détergence alcaline, un rinçage acide pour éliminer les dépôts minéraux et une désinfection finale.
La validation du nettoyage démontre l’efficacité des procédures par des prélèvements de surface et des analyses. Les écouvillons appliqués sur 25 cm² de surface sont analysés pour rechercher des résidus du produit précédent, avec une limite d’acceptation généralement fixée à 10 ppm. La présence de détergent résiduel est également contrôlée, avec un seuil inférieur à 5 ppm. Trois cycles de nettoyage consécutifs doivent donner des résultats conformes pour valider la procédure.
Prévenir les risques sécurité liés aux poussières, explosions et manutentions
Les poudres utilisées en pastillage présentent fréquemment un risque d’explosion. Une concentration de poussières de 50 à 500 g/m³ dans l’air, combinée à une source d’ignition, peut provoquer une déflagration destructrice. La classification ATEX de la zone de travail détermine les équipements autorisés. Un atelier de pastillage de produits combustibles relève généralement de la zone 22, imposant du matériel certifié et des mesures organisationnelles strictes.
Les systèmes d’aspiration centralisée évacuent en permanence les poussières vers des filtres déportés. Le dimensionnement doit assurer une vitesse de transport minimale de 20 m/s dans les conduits pour éviter les dépôts. Les filtres sont équipés d’évents d’explosion qui dirigent la surpression vers l’extérieur du bâtiment en cas de déflagration. Un système de suppression par injection de gaz inerte peut être installé pour les produits à très haut risque.
La mise à la terre de tous les équipements élimine l’accumulation d’électricité statique, source potentielle d’ignition. Une résistance de mise à la terre inférieure à 10 ohms est vérifiée annuellement. Les sols conducteurs, avec une résistance au sol inférieure à 1 mégaohm, complètent le dispositif. Les opérateurs portent des chaussures antistatiques et des vêtements en fibres naturelles.
L’ergonomie des postes de travail limite les troubles musculosquelettiques. Les systèmes de transfert pneumatique remplacent avantageusement les manutentions manuelles de sacs de 25 kg. Les tables de conditionnement réglables en hauteur s’adaptent à la morphologie de chaque opérateur. La rotation des postes toutes les deux heures réduit la pénibilité des tâches répétitives comme le contrôle visuel ou le conditionnement.
Optimiser et innover dans vos procédés de pastillage
Une fois le procédé stabilisé et les objectifs qualité atteints, l’amélioration continue devient le moteur de la compétitivité. Les marges de progression se trouvent dans l’optimisation des réglages, l’exploitation des données de production et l’intégration des innovations technologiques et formulations.
Quels leviers concrets pour améliorer rendement, régularité et coûts de pastillage
La réduction des temps de changement de format libère de la capacité de production. L’application des principes SMED permet de descendre sous les 30 minutes pour un changement complet de poinçons et de réglages sur une presse rotative. La standardisation des outils, le pré-assemblage des jeux de poinçons en dehors des heures de production et la formation polyvalente des opérateurs constituent les trois piliers de cette démarche.
L’optimisation des formulations réduit les coûts matières sans dégrader la qualité. La substitution partielle d’un liant onéreux par un agent de charge moins coûteux, validée par des essais comparatifs, peut générer une économie de 3 à 5% sur le coût matière. L’ajustement de la granulométrie des poudres améliore la coulabilité et réduit la consommation de liant de 10 à 15%. Ces modifications nécessitent une revalidation, mais le retour sur investissement se concrétise en quelques mois.
L’analyse systématique des rebuts identifie les causes racines de non-conformité. Un Pareto des défauts révèle généralement que 20% des causes provoquent 80% des rebuts. Les variations de taux d’humidité, les défauts d’aspect et les problèmes de dureté représentent les trois premières causes. Un plan d’action ciblé, associant ajustement des paramètres et maintenance préventive, divise par deux le taux de rebut en six mois.
Utiliser la data et les capteurs pour un pastillage plus prédictif et robuste
L’instrumentation avancée transforme les équipements traditionnels en systèmes intelligents. Les sondes de température sans contact mesurent en continu la température de surface des pastilles en sortie de presse, avec une précision de ±0,5°C. Les analyseurs NIR en ligne déterminent le taux d’humidité et la teneur en principe actif toutes les 30 secondes, sans prélèvement destructif. Ces données alimentent un tableau de bord temps réel accessible aux opérateurs et aux responsables qualité.
Les algorithmes de contrôle avancé ajustent automatiquement les paramètres pour compenser les dérives. Un contrôleur prédictif anticipe l’impact d’une variation de débit de poudre et modifie préventivement l’injection de liant pour maintenir l’humidité cible. La réduction de la variabilité procédé atteint 30 à 40% par rapport à un pilotage manuel, même avec un opérateur expérimenté.
L’exploitation des données historiques par des techniques de machine learning détecte les signaux faibles annonciateurs d’une dérive. L’analyse de 50 000 cycles de production révèle qu’une augmentation de 2°C de la température ambiante combinée à une baisse de 3% de la vitesse de rotation du tambour précède systématiquement une hausse du taux de rebut 48 heures plus tard. Cette connaissance permet d’anticiper et de corriger avant l’apparition de non-conformités.
Tendances et innovations : formulation, pastilles fonctionnelles et durabilité environnementale
Les pastilles à libération prolongée connaissent un développement important en pharmaceutique et nutraceutique. L’enrobage multicouche avec des polymères à dissolution retardée permet de cibler la libération dans différentes zones du tractus digestif. Une couche gastrorésistante protège un probiotique jusqu’à l’intestin grêle, où le pH neutre déclenche la dissolution. Cette technologie améliore significativement la biodisponibilité de principes actifs fragiles.
Les formulations clean label répondent aux attentes des consommateurs en alimentaire. Le remplacement des liants synthétiques par des fibres de citrus, de la pectine ou de l’amidon modifié permet d’obtenir une liste d’ingrédients courte et compréhensible. La gomme d’acacia, issue de cultures durables certifiées, offre des propriétés liantes équivalentes aux PVP traditionnelles avec un profil naturel apprécié.
La réduction de l’empreinte environnementale passe par l’efficacité énergétique. Les nouvelles générations de séchoirs récupèrent jusqu’à 70% de la chaleur de l’air de sortie pour préchauffer l’air entrant. L’installation d’échangeurs à plaques sur un séchoir de capacité 300 kg/h génère une économie énergétique de 150 MWh par an, soit environ 15 000 euros. Le temps de retour sur investissement n’excède pas trois ans.
L’optimisation des débits d’air réduit la consommation électrique des ventilateurs. Un pilotage à pression constante, plutôt qu’à débit constant, adapte automatiquement la vitesse de rotation selon les besoins réels. La consommation électrique diminue de 25 à 35%, car les ventilateurs fonctionnent rarement à pleine charge. Sur une installation tournant 6000 heures par an, l’économie atteint 40 000 kWh, contribuant aux objectifs de décarbonation de l’industrie.
Le pastillage s’affirme comme un procédé stratégique pour de nombreux secteurs industriels. Sa maîtrise exige une compréhension fine des mécanismes physico-chimiques, un choix rigoureux des équipements et une vigilance constante sur les aspects qualité et sécurité. Les innovations technologiques et formulations ouvrent de nouvelles perspectives pour améliorer performances et durabilité, tout en répondant aux évolutions réglementaires et aux attentes des consommateurs.




